04.09.2011

La vie mincie

 

Depuis assez longtemps, la vie nous semblait rétrécir. Même la vue devenait courte. Lorsqu’on se promenait au champ de Mars, on avait l’impression qu’on tournait en rond, qu’on faisait un pâté de maison. Sur l’avenue des Champs Elysée,  on se croyait dans le trou du cul du pays. C’était assez étrange, cette façon de s’aplatir. C’était devenu une habitude, un mode de vie. Comme on faisait à la fois des découvertes de précision sur la vie microscopique accordée à la relativité générale, des experts en communication sociale et scientifique nous expliquaient que, dans le pire des cas, ça ne changeait rien. Mais on avait beau se faire à l’idée, le fait de croiser  des cafards en face à face avait quelque chose d’assez désagréable. On se demandait quand même, quand d’aventure on avait le cran de relever un peu la tête, si ce n’était pas la politique d’un petit d'être qui nous menait par le bout du nez… Long de mensonges.

Non, merci !

 

Non, non et non ! Cent fois non ! Il était hors de question que je participe à cette grotesque tragicomédie. Ce coup-ci, on me la ferait pas. Trois fois déjà que je me faisais avoir, maintenant stop, suffit ! J’irai me promener autour des pêcheurs sur la berge du vieux port, ou faire une partie de boules en sifflant quelques biniouses, tiens. Et basta ! Car là c’était le pompon du pimpon, ça sentait la carotte pourrie. Déjà, je n’y croyais pas du tout que la candidate du second tour se situait plus à gauche, qu’elle avait changé comme ils le répétaient… Même le candidat malheureux de l’extrême gauche François Hollande ne disait pas le contraire : c’était purement de la manipulation ! Mais il appelait quand même à voter, à défaut d’autre alternative, pour la candidate. Certes, en face, le nouveau petit était sans doute encore pire que l’ancien, ce qui aurait semblé il y avait cinq six ans à peine imaginable... Il revenait de sa longue campagne africaine, en se targuant d’avoir permis aux Entreprises françaises de prospérer, et il proposait de les faire revenir accompagnées de tout un portefeuille d’emplois qui seraient réservés aux purs français grâce à ses multiples réseaux… Le nouvel "homme fort" de l’Afrique avait des arguments de poids pour lutter contre le chômage. Mais enfin, non, ce n’était pas possible ! Ce serait la continuité allant s’empirant. Bien entendu j’avais conscience que le néo-petit ne proposait rien moins que créer de nouvelles chambres à gaz, pour lutter pour la sécurité et contre l’immigration clandestine. Ca faisait débat. Mais non, je ne pouvais plus. C’était la fois de trop. C’était bien réfléchi et décidé une bonne fois pour toute. Je résisterai aux injonctions du vote utile. Entre Marine Le Pen et Bruno Mégret, abstention !

Un sacré dilemne

 

Je prenais le temps de la réflexion. Pour une fois au moins, il y avait l’espace pour y penser. J’allais peut-être perdre ma virginité, j’allais peut-être aller voter. Ca m’aurait paru totalement incroyable il y avait de cela cinq six ans, mais le 21 décembre 2012 et ses évènements plus que deux fois millénaires étaient passé par là… J’étais assez pour la candidate du PPCEL, mais certaines réflexions, à mon goût trop contraignantes selon les principes libertaires des droits à l’associabilité poétique incoercible définie par le chanteur-penseur en vue du moment, Kamel Djiaddi, me faisaient hésiter. Je voulais bien jouévailler vingt trois heures par semaine pour participer à l’ensemble des tâches collectives en chautantant, mais j’étais récalcitrant à ce que cela soit rendu obligatoire. En même temps, l’idée que chacun doive effectuer quelques tâches de base en musique faisait consensus, inutile de revenir là-dessus. Ramasser des ordures, fabriquer les biens de base pour la vie courante à son rythme, etc. Ca me paraissait comme tout un chacun aller de soi. Mais je me demandais tout de même s’il était vraiment nécessaire de légiférer. Certes, je la préférais à la candidate du NPAL, même si celle-ci avait donné un coup de barre à gauche, et notamment approfondi sa réflexion sur la françafrique : cette fois, la page serait tournée pour de bon. Mais cette dernière me paraissait trop sous influence de l’aile droite du Parti, voire du Parti de gauche, qui souhaitait conserver une police de proximité. Bon, j’allais peut-être me décider à aller voter, et trahir ainsi trente ans d’anarchisme absolu, Véronique Pavé, du Parti pour un communisme écologique et libertaire, elle promettait de mettre fin à toute élection papier pour laisser la place aux initiatives d’autogestion amoureuse. Je lui laissais le bénéfice du doute, on verrait bien.

12.07.2011

Paroles, paroles…

L’homme est souvent présenté à tort comme la seule espèce dotée d’un langage. Ce qui est faux, déjà, car tout langage ne passe pas nécessairement par la parole. Chacun s’accorde ensuite pour affirmer que les animaux ne possèdent pas l’usage de la parole. Pourtant, en son temps Esope a écrit les plus belles fables du monde, et les héros de ces historiettes sont des animaux, ces fables sont celles qu’a reprises à sa manière Jean de La Fontaine en les mettant en vers. Esope racontait des fables africaines, lui-même était peut-être Nubien et ainsi, il était « homme de couleur » (tout comme le poète russe Alexandre Pouchkine). Et peut-être ne les a-t-il pas toutes inventées, peut-être que ces fables se racontaient depuis des générations. Elles ont pu ainsi parcourir tout un continent, peut-être plusieurs, elles viennent peut-être de tous les coins du monde. Et peut-être bien qu’en ces temps lointains les animaux communiquaient avec les hommes, tant et si bien qu’il semblait à ces hommes les entendre leur parler, par l’esprit, et alors ils avaient la faculté de les leur donner libre parole. Peut-être que chaque être humain est doté d’un esprit, tout comme les animaux sont dotés du leur. Peut-être qu’avant telle sorcière pouvait habiter quelques heures le corps d’une chouette et partir haut planer au-dessus des campagnes. Que tel sorcier se faisait inviter par son ami hiboux et partait bubuler à travers la forêt la nuit. Peut-être qu’il y avait aussi un langage des plantes à apprendre à connaître. Peut-être il y avait de la magie, du secret, du sacré. Peut-être que c’est seulement de l’imagination, à l’origine. Peut-être que c’est de la vraie imagination, et peut-être que les fables africaines réinventées par Esope et même celles réinventées en vers par Jean de La Fontaine possèdent une part de vérité, quelque part, parmi les légendes, mais peut-être que ce n’est pas la vérité l’essentiel, ni même la philosophie, peut-être est-ce tout simplement la poésie qui fait l'essence de notre humanité.

 

11.06.2011

Drôle d'idée...

Me vient l’idée de me projeter quelques quarante ans plus tard… Pour changer, j’imaginerai les choses de façon optimiste. Comme aux précédentes années les plus sombres de notre histoire, dans les années qui suivraient, face à une victoire éphémère officielle du fascisme capitalisme mondialisé, fait de saccage, de gaspillage et de destruction pour le bénéfice de peu de monde en fonction d’une pyramide s’aiguisant à la pointe, se seraient organisés partout à travers le monde des comités et des mouvements de résistance. Après des batailles sans concession et suite à des soulèvements populaires, nous aurions mis en place d’autres systèmes plus égalitaires et respectueux des cultures, privilégiant les droits des femmes et des hommes, sans oublier les enfants d’abord. Après avoir évidemment corrigé les flous liés à l’article de la charte sur la propriété privé non limité, ces systèmes varieraient selon les lieux et les cultures, ils seraient à échelle humaine et seraient fédérés ; ils seraient basés à l'échelle mondiale sur la mise en commun des ressources naturelles, et encouragés par les ancestrales valeurs transmises à nouveau même en Occident, de solidarité, d'entraide et de partage avec comme fondation l’écologie politique. Nous aurions aussi effectué des règlements de compte nécessaires pour purger les causes imbriquées de notre condition malheureuse. Les gens continueraient à mourir, mais nous vivrions dans un monde qui nous semblerait alors meilleurs, malgré les graves dégâts causés à l’environnement - dont beaucoup sont déjà irrémédiables.
Je me demande comment nous verrions alors le passé, c’est-à-dire le présent d’aujourd’hui. Je me souviens par exemple de mes cours d’histoire, concernant la révolution française, la révolution industrielle, la première guerre mondiale, les années trente jusque la seconde guerre mondiale avec, en France, la collaboration de nombreux patriotes au Nazisme et, sinon l’enthousiasme, du moins l’indifférence, ou au moins la résignation de la plupart. Je me demande, si tout s’était passé à peu près comme ça, comment nous nous reverrions dans notre vie d’aujourd’hui, dans le système que nous connaissons, à posteriori. En 2011. Avec, entre autre, trois guerres engagées par notre nation en même temps et à son actif, un Ministère de l’ « immigration de et de l’identité nationale », des « centres de rétention »  cachés des yeux du publics, des gardes à vue par centaines de milliers, sans parler des conditions de vie dégradées pour des millions de personnes. Je me demande surtout comment les adolescents de ce futur, qui apprendront aussi l’histoire, nous verraient, nous.

 

15.12.2010

Tourneboule

L'écologie est bien notre logis, elle tourne rond comme la planète, sans tourner en rond autour du pot.

Je prétends parler au nom de l’authentique hulotte. L'animal déchante dans un cri la douleur du petit monde vivant, celui qu'on ne voit plus, à cause du temps qu'on a fait d’argent, pas chouette. Celui fait de biodiversité qui nous fit enfant puis homme/femme, qu’on oublie petit à petit, mais qui se rappelle toujours à nous. En temps et en heurts, quand par malheur on le détruit, on se détruit. Quand une abeille meurt, ce sont des fleurs qu'on ne voit plus. Je ne vote pas TFin mais l'éco logis, pour que vivent les éco systèmes, l'avenir des grands et tous petits.

Je vote à l’alimentation bio logique, pour le goût, et pour le souhait de ne plus avaler des trucs empoisonnés, ou qui ont été modifiées sans y penser, et à la terre nourricière qu'on appauvrit progressivement et qu’on pollue massivement sans qu'on ne puisse plus parler de progrès à moins de mentir.

Je vote à la terre de campagne et à la mer des globicéphales, et à ceux qui avaient compris bien avant que ça n'arrive, qu'on n'a pas écoutés, et à ceux qui nous murmurent encore à l'oreille, quand on ne l'a pas mise en gage, comme dans un coquillage, de prendre garde, de faire attention à nos gaffes car elles provoquent les drames... Et à toutes les victimes d'hier, qu'on n’entendra plus, et à celles d'aujourd'hui, qu'on refuse d'entendre, de voir, d’admettre... Je vote en pensant à leurs voix isolées et à toutes celles qui ont été volées.

Je vote tous les jours, à la nature, pas aux ordures, même pas à l'or, ni même aux murs, mais à l'air pur... Je vote dès hier, à aujourd'hui, au futur. A l'énergie modérée des airs, des mers, et du solaire. A l'humanité solidaire, aussi. Surtout.

Puisqu'il ne faut pas se mentir : tant que ceux qui ont ne partagent pas leurs biens, bon gré ou mal gré, nous courons à la catastrophe, tous ensemble, tous ensemble (...)
On n'en fera pas l'économie, il faudra bien qu'ils redonnent ce qu'ils ont pris en trop aux autres, comme à la terre. Et le plus tôt sera le moins pire.

27.11.2010

avis à petissionnage

Si vous aussi souhaitez petissillonner ici, envoyez-moi vos petits sillons à petitsillon@voila.fr

petissillon - 1

Je suis pour la démilitarisation de toutes les armées du monde,
pour le démantèlement de tous les arsenaux nucléaires.,
pour l’arrêt de la Françafrique,  pour l’arrêt de tous les colonialismes, y compris cachés,
et pour la destruction de quasi-toutes des armes à feu du monde.
Leur anéantissement complet serait l'idéal, mais je suis réaliste.